Mur anti-bruit
- Introduction
- Fichiers liés
Après une étude globale sur la problématique du bruit et une étude ciblée sur le parc Roi Baudouin au droit de la traversée par l’avenue de l’Exposition Universelle, l'Escaut, sous l'impulsion de l'IBGE, propose d'ouvrir la vallée, afin de révéler à la fois la puissance et la douceur d’un morceau de paysage bruxellois.
Cette solution à la problématique du bruit passe par un travail de reprofilage, distribuant des talus en forme de chicanes tout proche de la voirie, source de bruit, et creusant la vallée où repose l’étang. La vallée, coupée en deux par la voirie, est ré-assemblée grâce à une continuité paysagère, des graminées (carex pendula) suivent les bords de l’étang, passent entre 2 chicanes, rebondissent sur la berme centrale avant de poursuivre de l’autre côté de l’avenue.
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Mur anti-bruit
Une mission acoustique et paysagère intégrée
Cette étude s’inscrit dans les objectifs et prescriptions du ‘Plan de lutte contre le bruit en milieu urbain dans la Région de Bruxelles-Capitale 2000-2005’. Elle préconise des actions liées au bruit et charge l’institut ‘Bruxelles Environnement – IBGE’ de les mettre en œuvre.
Dans le cadre de ce Plan Bruit, l’IBGE a sollicité l’Escaut pour une mission acoustique et paysagère intégrée. Cette mission avait pour objet particulier: les nuisances sonores dans un environnement de parcs urbains. Elle reposait sur une liste de ‘points noirs’ caractérisant les parcs à étudier plus spécifiquement.
L’étude s’articule sur deux parties:
1. Etude globale correspondant à un inventaire critique des murs anti-bruit existants et une approche sur base du contexte bruxellois.
2. Etude d’un cas particulier: le Parc Roi Baudouin au droit de la traversée par l’avenue de l’Exposition Universelle avec pour objectif l’exécution de travaux d’aménagements dans le courant 2007.
Ces deux parties sont complétées par une étude des parcs le long de la vallée de la Woluwe. Cette étude propose des pistes de réflexion en vue d’une amélioration des conditions sonores pour ces environnements, nourries par l’approche globale des « points noirs » et par le cas particulier du Parc Roi Baudouin.
Analyse, superposition et synthèse
La problématique du bruit est infiniment complexe : le bruit est défini par plusieurs variables (source sonore, périodicité, propagation…) et est directement lié à d’autres champs, tels que le confort des usagers, la sécurité... La méthodologie proposée passe par trois étapes distinctes pour aboutir à une étude intégrée: analyse, superposition et synthèse. La première étape consiste à évaluer chaque site suivant les critères ayant une influence sur les nuisances sonores, suivant son fonctionnement et sa composition spatiale: infrastructure, topographie, type de bâtiments, usage, type de plantations…
Ces données sont ensuite superposées et comparées afin de cerner les zones critiques et les problématiques qui peuvent être résolues avec une seule intervention. Parallèlement à cette problématisation du bruit dans le contexte des parcs urbains, un inventaire des dispositifs anti-bruit proposés sur le marché est dressé et mène à une grille d’appréciation. L’approche globale aboutit à plusieurs constatations:
- les performances acoustiques de chaque mur anti-bruit sont tributaires des contextes dans lesquels ils s'inscrivent
- leur intégration paysagère et sociale est souvent problématique car ils renforcent la rupture paysagère que constitue l'infrastructure routière
- la recherche de solutions alternatives est indispensable pour forcer les continuités paysagères et urbaines
Dans le cas du parc Roi Baudouin, une solution topographique a été choisie ne nécessitant pas l’intégration d’un dispositif tel qu’un mur anti-bruit, mais tablant sur l’ouverture de la vallée.
L'ouverture de la vallée
La lecture topographique et morphologique de la vallée dans laquelle s’inscrit le parc Roi Baudouin incite à envisager ce lieu comme :
-un exemple de très haute qualité du patrimoine paysager caractérisant la Région Bruxelloise
-un support pédagogique extrêmement riche pour l’observation d’un biotope écologique tout à fait particulier lié à la présence de l’eau dans le fond de la vallée.
Dès lors, l’équation à résoudre n’est plus seulement de créer des écrans anti-bruit le long de l’avenue de l’Exposition Universelle, mais de faire le lien entre les deux parties du parc que l’avenue traverse et distance (les phases II et III), en amoindrissant les nuisances sonores provoquées par cette voirie.
Cette orientation pose plusieurs objectifs :
-donner une visibilité du parc à partir de l’espace public
-améliorer les transitions entre le parc et l’espace public extérieur
-inverser la priorité de la voirie sur la vallée
-intégrer la voirie dans une continuité paysagère de la vallée
La solution retenue pour atteindre ces objectifs est d’ouvrir la vallée, afin de révéler à la fois la puissance et la douceur d’un morceau de paysage bruxellois. Des cas de figure de ce type existent déjà à Bruxelles, dont le plus connu est l’étang de la Woluwe en contrebas de l’avenue de Tervuren.
L’ouverture de la vallée passe par un travail de reprofilage dans la phase II, distribuant des talus en forme de chicanes (voir illustration) tout proche de la voirie, source de bruit, et creusant la vallée où repose l’étang. En bordure de l’avenue, des arbres ont été coupés afin d’ouvrir les perspectives sur la vallée en contrebas, les chicanes se courbent et laissent pénétrer les passants. La vallée, coupée en deux par la voirie, est ré-assemblée grâce à une continuité paysagère, des graminées (carex pendula) suivent les bords de l’étang, passent entre 2 chicanes, rebondissent sur la berme centrale avant de poursuivre de l’autre côté de l’avenue. Ce travail d’ouverture est une invitation à découvrir la vallée et à adopter des comportements différents suivant les aménagements proposés: attitude d’observation dans les zones à traitement naturel et attitude de jeux, sports et détentes dans les zones à traitement plus urbain.
Traiter les nuisances sonores à la source apparaît être la méthode la plus efficace. Dans le cas de l’avenue de l’Exposition Universelle, la réduction de vitesse grâce au radar a joué un rôle plus déterminant qu’une quelconque protection acoustique (type écran anti-bruit). Les formes de collaboration avec l’AED (Administration de l'Equipement et des Déplacements de la Région de Bruxelles-Capitale) sont ouvertes, cette collaboration devrait aboutir à l’implantation d’un passage pour piétons moyennant un traitement de la voirie incitant au ralentissement (plate-forme surélevée).




















