Culture Luxembourg 2007

Dessins de David Evrard
Le projet a été réalisé en collaboration avec David Evrard, artiste
Architecture et paysage
Le conteneur est un jalon. Il donne une échelle. A la dimension d'un paysage, d'un territoire, il donne des repères.
Le long de la voie rapide, le signe s'étend. Il rythme le parcours des véhicules et indique le moment de l'entrée. C'est une signalétique qui se joue du temps et de l'espace, en se nourrissant des réflexes conditionnés par la signalisation routière (bandes fréquences accélérées à l'approche d'un obstacle ou d'un changement de direction). Les conteneurs dressés culminent à 10 mètres de hauteurs et génèrent un nouveau paysage. Leur échelle impressionne, dans un rapport de proximité, malgré la distance de la circulation routière.
De loin: un autre signe. Similaire. Jalon dressé dans le paysage, 8 conteneurs se superposent. Trouble dans la perception : malgré la distance plus grande, l'impression est similaire à celle des conteneurs le long de la voirie. Intrigue. Questionnement. Surprise, Attraction.
A l'abord du site : nouvel alignement de conteneurs dressés. Depuis le talus, ils semblent scander le défilement du train. Le rythme s'accélère à l'approche de l'entrée. Voie royale, traversant cet alignement monumental.
Des empilements apparaissent. Regroupement dense à droite. Comme un village au pied d'une cathédrale. Les pavillons se serrent. Ambiance ombragée, aérée, volage, plaisante, bien-être. Entre les pavillons, des bars, des bistros, des échoppes, des bancs, tables... Les conteneurs prennent l'échelle de l'intime. Le paysage se trouve condensé.
Dans les pavillons : l'Identité Culturelle. Un accompagnement, proche, intime, ouvert, souple. A l'arrière : le village VIP. Contigu au premier groupement, il reste à distance respectueuse. Son enclos est prêt à accueillir les conteneurs spécialisés, tout confort intégré.
A l'arrière : la cathédrale! Une scène pour 300 places! 24 mètres de portée. Les conteneurs font le pont! Soudés ensemble, ils rythment le plafond de l'événement. Impression de puissance. L'entrée est contrôlée. Les conteneurs au niveau du sol forme une barrière étanche. Au dessus, la parois est poreuse. Des interventions se glissent dans les interstices comme des indices d'intimité.
A droite, un contrepoint. Une petite salle. Avec la cathédrale elle crée une tension dans le paysage. Un franchissement.
Plus loin, un autre alignement. Couché celui-ci. Les artistes de l'académie de Libramont s'en approprient comme autant de pavillons. Ils sont le repère d'une limite physique, mais pas visuelle. Le paysage reste là, en toile de fond.
La frontière est celle des "méga événements". La scène est prête. Le terrain est vide. A l'exception de ces curieux pavillons : composés d'un empilement dans un équilibre à la fois stable et à la limite de la loi de la gravité, ces pavillons disséminés dans le terrain sont des repères. En couleur différenciée, ils formeront les points de ralliement, de distribution de services (sanitaires, infirmerie, groupe électrogène...), et de raccords de tout autre support d'accompagnement (échoppe, horeca, buvette, fritkot...).