Cultural hall Victor Jara

© Filip Dujardin  

                          From the external steps A new public square on the East side                     © Kelebra (picasaweb.google.fr/kelebra99) jeu de rue à Kowloon (Hong kong)           The Senne draws the outer limit of the site        

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Projet réalisé en association momentanée avec le BE Weinand.

Au moment du concours, le choix de réduire la zone d’implantation du bâtiment a permis de dégager une nouvelle petite place à coté du projet. Ce choix d’ouvrir largement l’îlot et d’y faire entrer l’espace public rejoint celui des gradins et promenades extérieurs : tous ces éléments sont des catalyseurs, des multiplicateurs d’espace urbain.

NL >>

Het project werd gerealiseerd in een tijdelijke vennootschap met BE Weinand.

Gelegen op het Van Zeeland plein is het gebouw ontworpen in het verlengde van de openbare ruimte die het omringt en die binnendringt in het interieur door de vele ingangen rondom het gebouw. De afdruk van het gebouw werd beperkt om een nieuw openbaar plein vrij te maken aan de oostkant.

EN >>

This project was conducted in association with BE Weinand.

At the time of the competition, the choice was made to limit the hall footprint and allow a new public square on the East side. It largely opened the construction block and let enter the public space into it.

Un paysage surgi du sol
Le site d’implantation de la nouvelle salle culturelle (dénommée Espace Victor Jara) est situé au coeur du centre historique de Soignies, à deux pas d'une imposante collégiale datant du XIIème siècle, qui domine la ville et les campagnes alentour.
La ville de Soignies est située à 50Km de Bruxelles, et constitue le centre d'une communauté urbaine de +/- 25.000 habitants. Sa socio-économie s'articule essentiellement autour des carrières d'extraction de pierre bleue, et des métiers corollaires. Fortement attachée à ses traditions populaires, dont le carnaval et autres fêtes de rue, elle a conservé une identité locale forte malgré la proximité de la capitale européenne.
Une ancienne rivière, trace des origines historiques de la ville, est enfouie en bordure du site. Sa présence invisible, autant que la proximité de la collégiale dans sa massivité guerrière, ont invité à décliner le projet comme une topographie accompagnant ces éléments premiers. Le projet est habillé de croûtes de pierre bleue brute, et ses formes évoquent un étrange rocher surgi du sol, racontant le lien originel de la ville avec sa pierre.

Le théâtre est dans la rue
La proposition déborde de son ambition première, qui est la construction d'une salle de spectacle à vocation polyvalente, pour prendre la mesure de son intégration dans ce contexte dense et fortement typé.
Le projet présente, dans sa morphologie, les deux versants d'une dynamique culturelle: culture institutionnelle (la salle intérieure) et culture populaire (les déambulatoires et gradins extérieurs, supports aux fêtes de rue, manifestations diverses ou simplement déambulations piétonnes). Ce faisant, le bâtiment évite la logique de la boîte fermée et propose une interprétation très urbaine de la notion de spectacle, en permettant à la salle de rayonner largement sur son environnement, et au public d'opérer une appropriation du bâtiment sur des modes multiples et ludiques, même lorsque celui-ci est fermé.

L’espace public comme matrice
Au moment du concours, le choix de réduire la zone d’implantation du bâtiment a permis de dégager une nouvelle petite place à côté du projet. Ce choix d’ouvrir largement l’îlot et d’y faire entrer l’espace public rejoint celui des gradins et promenades extérieurs : tous ces éléments sont des catalyseurs, des multiplicateurs d’espace urbain. Les gradins extérieurs, par exemple, ont résulté d’une volonté d’effacer la façade frontale du bâtiment, de manière à dégager la vue de la place Van Zeeland vers la Collégiale, qui reste le principal Landmark de Soignies.
La géométrie du bâtiment est ainsi définie par le dessin des espaces résiduels qui l’entourent, et des séquences visuelles qui les relient. C’est la raison de sa géométrie toute en angles irréguliers, qui colle au plus près de la trame médiévale du tissu urbain de Soignies.
La géométrie de ces enchaînements d’espaces extérieurs, toute en fluidité, se prolonge dans les foyers intérieurs du bâtiment. Ces foyers sont accessibles par de multiples points de l’espace public extérieur, à tous les niveaux du bâtiment, accentuant l’ouverture et la disponibilité de ce lieu de culture. Ils s’étirent le long des façades pour transformer ce qui devait être une boîte fermée en lieu ouvert et lumineux. En soirée, le bâtiment illumine son environnement direct au travers de ces façades entièrement vitrées.

Le jeu comme moteur d’appropriation de l’espace public
La démarche de l’atelier d’architecture L’Escaut a constitué à exploiter les marges de manœuvre du programme pour maximiser les occasions de jeu dans l’espace urbain. Jeu théâtral sur ces gradins extérieurs évoquant les amphithéâtres grecs, ou jeu d’enfants et d’adultes dans la promenade en hauteur, qui donne un autre point de vue sur le quartier et invite à l’appropriation du bâtiment par le public. Cette démarche est prise en relais par l’artiste Domitienne Cuvelier, qui disposera sur le nouveau petit square voisin du projet des bancs, une série de pierres constituant autant de plateaux de jeux, à l’usage des passants et des élèves des écoles alentour.

Une petite grande Salle
La salle, prise dans un écrin de lumière, renvoie l’obscurité propice au spectacle grâce à ses boiseries sombres, qui remplissent également le rôle de correcteurs acoustiques.
Sa taille est généreuse pour une salle de 400 places assises. Elle en laisse une grande part à la Surface Scénique, qui peut être étendue jusqu’à la moitié de la surface totale, permettant les spectacles de danse et de théâtre ambitieux.
Sa galerie supérieure, haut perchée, de même que la courbe de visibilité des gradins, invite à une plongée dans l’espace de la scène.
Lorsque les gradins télescopiques sont repliés, la salle peut accueillir 600 personnes, notamment pour des fêtes ou des concerts de musique amplifiée.
L’acoustique est conçue par le bureau d’études français CAPRI acoustique, qui a notamment à son actif la réhabilitation de l’opéra Garnier à Paris. Elle est prévue pour éviter les nuisances au voisinage, et exploiter au mieux la configuration géométrique de la salle dans toutes ses circonstances d’utilisation : théâtre, musique, soirées.
Résultat d’un partenariat public/privé réunissant la ville de Soignies, la Communauté française Wallonie-Bruxelles et Dexia banque, la nouvelle salle culturelle polyvalente porte les ambitions d’un outil à haut niveau d’exigence et permet d’envisager à Soignies une politique culturelle à l’échelle régionale.

Ce projet fait suite à un concours d’architecture remporté par l’association momentanée "l’Escaut et le bureau d’études Weinand".

Scénographie >>

Een landschap dat uit de grond oprijst
De site is ingeplant in het hartje van het historisch centrum van Soignies, op een boogscheut van een indrukwekkende Kapittelkerk die dateert uit de XIIe eeuw en de stad en de omliggende velden overschaduwt.
Soignies ligt op 50km van Brussel en heeft een bevolking van +/- 25.000 inwoners. Het sociaal-economische leven vinden we voornamelijk terug rond de steengroeve. Volkstradities waaronder het carnaval en andere straatfeesten worden met overtuiging in stand gehouden en daardoor bestaat er ondanks de nabijheid van de Europese hoofdstad een sterke locale identiteit. Een oude rivier zit verscholen op de rand van het terrein als een spoor van de geschiedenis van Soignies. Haar verborgen aanwezigheid samen met de nabijheid van de imposante Kapittelkerk hebben ertoe geleid het project te integreren als een topografie die voortvloeit uit de bestaande elementen. Het gebouw is bekleed met ruwe steenkorsten. Deze vorm roept het beeld op van een ongewone rots die uit de grond oprijst. Hij vertelt het verhaal van de verbondenheid van de stad met het materiaal steen.

Het theater in de straat
Het project gaat verder dan zijn oorspronkelijke opzet (de bouw van een polyvalente toneelzaal) om zijn integratie in deze sterk kenmerkende context te bepalen. De gedaante van het gebouw geeft uiting aan twee facetten van de culturele dynamiek: enerzijds de institutionele cultuur (zaal binnen in het gebouw)
en anderzijds de populaire cultuur (de omgang van het gebouw en de buitentrappen waar men straatfeesten en andere evenementen kan organiseren). Op deze manier vermijdt men dat het gebouw een gesloten doos wordt en biedt men een erg stedelijke beleving van de voorstellingen. De zaal straalt uit in haar omgeving en het publiek is in staat zich het gebouw toe te eigenen op een verschillende en speelse manieren, zelfs wanneer het gesloten is.

De openbare ruimte als mal
Gelegen op het Van Zeeland plein is het gebouw ontworpen in het verlengde van de openbare ruimte die het omringt en die binnendringt in het interieur door de vele ingangen rondom het gebouw. De afdruk van het gebouw werd beperkt om een nieuw openbaar plein vrij te maken aan de oostkant.
Dit plein verschijnt als een buiten-foyer. Het integreert zich op een natuurlijke wijze in de tekening van straten, steegjes en pleinen, die van uit de Middeleeuwen werden geërfd. De foyers van de zaal zelf zijn volledig beglaasd en strekken zich uit langs de gevels. Ze transformeren dat wat een gesloten doos moest zijn in een open ruimte die de stad verlicht als de avond valt.

Het spel als motor voor de toe-eigening van de openbare ruimte
L’Escaut exploiteert in dit project de marge van het programma om de mogelijkheden van spel en ontdekking in de stedelijke ruimte te maximaliseren : toneelstukken op de buitentrappen, of spelen voor kinderen en volwassenen tijdens de wandeling naar boven.
De kunstenares Domitienne Cuvelier neemt deze aanpak. Zij rangschikt op het nieuwe aangrenzende plein banken en plateaus met speeltuigen die uitgewerkt zijn in steen, en gevarieerde beplantingen waarvan de zaden en het fruit de pionnen en andere speelstukken zullen vormen.

Een kleine grote zaal
De zaal, die gevangen zit in een lichtdoos, weerkaatst de duisternis -die eigen is aan het schouwspel- terug dankzij zijn sombere houtwerk, dat tegelijkertijd de akoestiek verbetert. De oppervlakte van de scène strekt zich uit tot in de helft van de totale oppervlakte. Dit laat grootse dans –en theatervoorstellingen toe. De inschuifbare tribune garandeert een zekere flexibiliteit in gebruik; van 400 zitplaatsen naar 600 staanplaatsen al naargelang de aard van de voorstelling. De hoogste gallerij, helemaal bovenaan, met dezelfde zichtbaarheidscurve als de tribune, nodigt je uit om in de ruimte van de scène te duiken.
Als resultaat van een publiek-private samenwerking tussen de stad Soignies, de Franstalige Gemeenschap Wallonië-Brussel en Dexia bank, bezit de nieuwe culturele en polyvalente zaal de ambities van een werkinstrument van een hoog en veeleisend niveau, dit staat de stad Soignies toe een cultureel beleid op regionale schaal te overwegen.

Dit project volgt uit een architectuurwedstrijd, gewonnen door de tijdelijke vereniging "L’Escaut en het studiebureau Weinand".

Scenografie >>

A landscape rising from the ground
The site is in the middle of the historical center of Soignies, a stone throw away from the imposing XII century collegiate that overshadows the surrounding fields.
The town of Soignies is 50 km away from Brussels, and constitutes the centre of an urban community of +/- 25.000 inhabitants. Its main economic activity is blue stone extraction in nearby quarries and corollary trades. Soignies is strongly attached to its folkloric traditions, amongst them the carnival and other street festivals. It has preserved a strong local flavour in spite of the proximity with the European capital.
The Senne, a river that was buried in the beginning of the XXth century, draws the outer limit of the site. Its invisible presence, as well as the massive church above the site, invited a topographical exploration on the project with these two elements as anchors. The building is covered with rough stone crust. Its forms evoke a strange rock emerging from the ground, as evidence of the town's original bond with its stone.

Theatre in the street
The proposal goes beyond its initial ambition, which is the construction of a multipurpose performing arts hall by including in its scope the rich outdoor carnival and local festivals. The project contains, in its morphology, the two sides of the local cultural dynamic: institutional culture inside the building, and folkloric culture outside and on the building, following the external walks and a stepped slope that doubles up as outdoors seating for street festivals, carnival and other events, or simply welcome occasional pedestrians.
By doing this, the building avoids the logic of the closed box. It proposes a very urban interpretation of the concept of show, and in doing that it opens the possibility of appropriation by the public in multiple ways, even when the building is closed. The building irradiates in its environment.

Public space as a pattern
At the time of the competition, the choice was made to limit the hall footprint and allow a new public square on the East side. It largely opened the construction block and let enter the public space into it. This choice meets the one of the external steps and walks: all these elements are catalysts, multipliers of urban space. The external steps, for instance, resulted from a will to erase the frontal façade of the building and to elevate the line of sight of the Van Zeeland square towards the Collegiate, which remains the main landmark of Soignies.
The building geometry is thus defined by the drawing of residual spaces which surround it, and the visual sequences that connect them. It is the reason of its geometry all in irregular angles, which closely sticks to the medieval weft of the urban fabric of Soignies.
The geometry of these sequences of external spaces, all in fluidity, is extended in the interior foyers of the building. These foyers are accessible by multiple points of the external public space, on all the levels of the building, accentuating the opening and the availability of this place of culture. They are stretched along the façades to transform what was to be a closed box in an open and luminous place. In the evening, the building illuminates its direct environment through these entirely glazed façades.

Play as a motor for public space appropriation
In this project, L'Escaut capitalizes on programme margins to maximise play and discovery opportunities in the urban space: plays on the outside stairs, during the walk up… This gives another point of view on the neighbourhood and invites to the appropriation of the building by the public.
The artist Domitienne Cuvelier joins this approach. She places wood benches around stone games on the new square, and surrounds them with trees and plants whose seeds can be used as chips in the games by passers-by and pupils of neighbouring schools.

A “small big” hall
In contrast with the airy foyers, the hall is submerged in darkness thanks to its acoustic dyed. The surface of the stage stretches to half of the total surface, which makes possible large-scale dance and theatre shows. The telescopic seating (from 400 to 600) guarantees use flexibility according to the nature of the show. The highest gallery, which has the same visibility curve as the seating, invites you to dive into the stage space.
Acoustics have been studied by the French study practice CAPRI acoustique, which has a vast experience with cultural spaces such as the rehabilitation of the Garnier opera in Paris. The main concern was to limit noise pollution in the neighbourhood as well as exploiting the geometrical configuration of the hall in all its circumstances: theatre, music, evenings.
As a result of a public/private cooperation between the city Soignies, the Belgian French Community and Dexia Bank, the new cultural polyvalent hall has the ambitions of the high and demanding level that the tool provides. This allows the city Soignies to imagine their cultural offer on a regional scale.

This project follows an architecture competition, won by the temporary association l' Escaut & the study office Weinand.

Scenography >>


Technical sheet

Project name : Espace culturel Victor Jara
Place: Van Zeeland square in Soignies
Program: Cultural hall with 400 seats / 600 standing up. The hall's purpose is to host creation as well as artistic diffusion of shows, exhibitions, animations or events.
Public/Private Partnership: Dexia Bank SA: building developer - Municipality of Soignies, Cultural Center of Soignies: management - Belgian French Community: funding
Project authors: L'Escaut Architectures & Bureau d’études Weinand (momentary association)
Escaut team: Michael Bianchi (mgmt), Florence Hoffmann, Pierre Larauza, François Lichtle, Olivier Bastin, Eloisa Astudillo
Structure: Bureau d’études Weinand
Scenography: L’Escaut Architectures Sprl
Fluids: Seca Benelux
Acoustics: Capri Acoustique
Artist:Domitienne Cuvelier
Signage: L’Escaut Architectures
Landscaping: L’Escaut, Bjorn Gielen & Domitienne Cuvelier
Surface areas:1950 m2
Budget: 3.000.725 € ex. VAT
Gauge: 400 seats, 600 standing up
Maximal height: 14 m
Duration: January 2005 (competition) – May 2009
Awards:Mies van der Rohe Awards 2011: Shortlisted, Prix Belge pour l’Architecture et l’Energie 2011: lauréat, Grand Prix Architecture de Wallonie 2012: lauréat, Belgian Building Awards 2010: Nominated
Articles: Jouer dans l'espace public, Mies van der Rohe 2011 exhibition